la journée de la terre 22 avril - Notre-Dame de la Mer et des Montagnes

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photo de Simon Diotte La Presse 

NOTRE-DAME DE LA MER ET DES MONTAGNES
Vue du Mont St-Pierre
Notre-Dame de la Mer et des Montagnes
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la journée de la terre 22 avril

Écologie et environnement
22 AVRIL - JOUR DE LA TERRE


La (belle) Terre promise
 
Dieu dit : « Je suis le Dieu de ton père, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. » Moïse se voila la face, car il craignait de regarder Dieu. Le SEIGNEUR dit : « J’ai vu la misère de mon peuple en Égypte et je l'ai entendu crier sous les coups de ses chefs, de ses gardes-chiourme. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un bon et vaste pays, vers un pays ruisselant de lait et de miel [...]. »
 
EXODE 3, 6-8

 
         
Dans le cadre du récit de l'Exode, après une errance de qua­rante ans dans le désert aride et sec, un pays où coulent le lait et le miel était un rêve extraordinaire, presque trop beau pour être vrai. Dans le contexte pastoral du peuple hébreu, le lait prove­nait principalement des brebis, qui trouveraient en ce pays suffi­samment d'herbe et d'eau pour favoriser la gestation et produire du lait en abondance. Quant au miel à l'état sauvage, le trouver et en faire la récolte était une activité familiale. Quoi de mieux que d'extraire le miel d'une ruche dans le creux d'un rocher pendant que les moutons broutent dans un champ ? Et le pays de Canaan avait beaucoup d'abeilles en raison de sa flore abondante et de son climat chaud.
 
Après plusieurs générations de vie nomade, ceux qui allaient devenir le peuple hébreu devinrent sédentaires sur la terre de Canaan, s'installant tout d'abord sur les sommets inoccupés des collines. L'agriculture, avec attelages de bœufs et troupeaux de vaches, leur permit d'organiser des agglomérations. Ils ont com­mencé ensuite la pratique de l'apiculture, et au temps du prophète Ézéchiel (début du vie siècle avant notre ère), ils exportèrent même leur miel (Ézéchiel 27, 17).
 
 
C'est de cette époque que date la tradition littéraire D (VIE siècle avant notre ère), l'une des quatre utilisées dans la rédaction du Pentateuque, une époque de crise sociale et religieuse où les théo­logiens d'alors présentèrent Dieu au peuple comme le Dieu des patriarches et de l'Alliance, un Dieu qui a choisi un peuple pour lui donner une foi — et les institutions qui s'y rattachent — ainsi qu'une terre.
 
(Dieu) lui fait enfourcher les hauteurs du pays pour qu'il se nour­risse des produits des champs : il lui fait sucer le miel dans le creux des pierres, il lui donne l'huile mûrie sur le granit des rochers, le beurre des vaches et le lait des brebis, avec la graisse des agneaux [...] (Deutéronome 32, 12-14).

 
Cette terre d'abondance est évidemment une bénédiction, et cette richesse ne se limite pas au Moyen-Orient. En Amérique latine, c'est le chocolat ; en Afrique, le lait de noix de coco. En Asie, c'est le thé, et en Europe, le vin. À leur arrivée en Nouvelle-France, les pre­miers colons ont découvert une contrée où coulaient le sirop d'érable et des rivières pleines de poisson ! Nos ancêtres ont adopté quelques traditions autochtones et pratiqué l'élevage sur les terres fertiles le long du Saint-Laurent. Ce territoire, comme celui des Hébreux, était fécond et béni.

 
La Terre promise est un lieu symbolique, une destination vers laquelle toute personne de bonne volonté souhaite arriver un jour. Plusieurs environnementalistes, pour leur part, rêvent d'une autre Terre promise, une terre de justice où les richesses naturelles seraient gérées de façon responsable. R. Buckminster Fuller, l'ar­chitecte du dôme géodésique de Montréal, affirmait que « nous avons des ressources suffisantes pour prendre soin de 100 % de l'humanité, sans offense à l'environnement ni désavantage pour personnel ». Cette Terre promise de demain, toute l'humanité en rêve, et c'est Dieu qui la guide.

 
 
N'est-il pas particulier qu'en français le même mot soit utilisé pour désigner le sol, dans lequel poussent les plantes qui nous nourris­sent et que nous piétinons quand nous marchons, et en même temps la planète, véhicule cosmique qui voyage dans les espaces intersidéraux ?

 
Le Jour de la Terre, le 22 avril, est le meilleur moment pour prendre conscience de notre responsabilité envers la Création. Pourquoi ne pas exposer dans nos églises et nos temples le magni­fique drapeau où l'on voit la planète Terre dans toute sa splendeur ? Toutes les confessions chrétiennes doivent s'engager à souligner ce jour par une célébration spéciale. En 2008, des membres de l'Église presbytérienne Saint-Luc, dans l'arrondissement Rosemont-Petite-Patrie à Montréal, ont planté un pin blanc sur son terrain en présence de représentants de groupes religieux chrétiens, juifs, bouddhistes et amérindiens. La communauté a choisi un pin blanc, « symbole de l'interrelation entre les êtres pour les peuples autoch­tones », parce que cette espèce s'élève très haut dans le ciel et plonge dans le sol ses longues racines.

 
Nous sommes tous et toutes invités à faire, en ce jour, un geste majeur pour cette (belle) Terre.

LES PAGES VERTES DE LA BIBLE.David Fines, Normand Lévesque.  pp. 133-136


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